Vigneron depuis 2018, j’ai la chance de pouvoir accompagner 5 hectares de vignes répartis sur les derniers contreforts du Bugey méridional. C’est après avoir travaillé quelques années dans la vallée du Rhône nord et les coteaux du lyonnais que j’ai décidé de remonter un peu le fleuve à la recherche d’un territoire plus sauvage, où la vigne s’intègre à un paysage qui la dépasse.
Parce que le vin est souvent une histoire de transmission, la rencontre avec Patrick Charlin a été fondatrice. Au-delà de son amour pour ses vignes, il a su me donner les clefs nécessaires pour appréhender ce nouveau terroir, comprendre ses spécificités, sa beauté et les vins qui en jaillissent.
Aujourd’hui très attaché au terroir bugiste qui a su m’accueillir, je suis fière d’en révéler ses différentes facettes : des terrasses alluviales de moraines glaciaires aux marnes et éboulis calcaires des pentes du coteau de Montagnieu.
Fidèle à l’identité des lieux, les cépages Altesse et Mondeuse sont bien représentés au domaine à travers des cuvées parcellaires mais aussi par leur présence majoritaire dans l’assemblage du Bugey Montagnieu une méthode traditionnelle non dosé, avec un élevage sur latte de 18 mois minimum.
Le Chardonnay autre grand cépage blanc, se sent ici comme chez lui, planté dans les sols caillouteux du Bugey, c’est un cépage formidable pour révéler la minéralité des lieux. La cuvée Lithos rassemble plusieurs parcelles de Chardonnay situées entre 400 et 500 mètres d’altitude pour une expression tout en finesse.
Persuadé que l’on apprend tout au long de sa vie, et que l’expérimentation est la meilleure des écoles, des cuvées éphémères (ou pas) viennent bousculer les habitudes : vin orange, assemblage de cépage rouge, vin de paille, méthode traditionnelle orange etc..
C’est grâce à une viticulture exigeante et des vinifications peu interventionnistes ; à travers des vins vivants mais précis que je souhaite faire découvrir ce massif calcaire méconnu.

